Way of life
le 2 octobre 2009 à 08:54 par mrbooVoici une petite histoire lue dans le livre sur le bonheur de Matthieu Ricard que j’aime beaucoup garder à l’esprit.
Un banquier new-yorkais fait un malaise sous l’effet du surmenage. Son médecin lui recommande quelques jours de vacances au Mexique le temps de se reposer un peu.
Notre business man est installé au bord de l’eau dans un petit village côtier lorsqu’un pêcheur local rentre au port, ramenant plusieurs poissons.
L’Américain complimente le pêcheur sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :
« Pas très longtemps », répond le Mexicain.
« Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus ? » demande l’Américain.
Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.
L’Américain demande alors : « Mais que faites-vous le reste du temps ? »
« Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie ».
L’Américain l’interrompt : « J’ai un MBA d’Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. »
Le Mexicain demande alors : « Combien de temps cela prendrait-il ? »
« 15 à 20 ans », répond le banquier américain.
« Et après ? »
« Après, c’est là que ça devient intéressant », répond l’Américain.
« Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions ! ».
« Des millions ? Mais après ? »
« Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. »









2 octobre 2009 à 9:18
J’adore. Une belle chose a méditer.
2 octobre 2009 à 9:24
Superbe ! PWNED
2 octobre 2009 à 9:43
J’adore cette histoire. Bien placé mrboo.
Merci.
2 octobre 2009 à 9:44
Excellent ! J’adhere entierement !
2 octobre 2009 à 9:50
J’adore Matthieu Ricard.
D’ailleurs il est visible ici http://twitter.com/jcfrog (no kidding)
2 octobre 2009 à 9:50
Excellent ! Je suis une grande lectrice de Matthieu Ricard…
C’est bien de se rappeler que le bonheur tient à des choses toutes simples et on l’oublie très souvent..
2 octobre 2009 à 10:16
ça me met de bonne humeur pour commencer la journée et profiter du week-end qui arrive
2 octobre 2009 à 10:28
Quand le Boo devient philosophe…
2 octobre 2009 à 11:47
Génial!
2 octobre 2009 à 12:54
Très bon
4 octobre 2009 à 10:17
Il est en effet bon de se la rappeler régulièrement celle là
5 octobre 2009 à 13:07
pour être tout à fait précis, cette histoire a été originellement écrite par un certain Heinrich Böll sous le titre » Anekdote zur Senkung der Arbeitsmoral »