Le cambouis ce n’est pas sale
11 juillet 2008 - 24 commentaires
On a un défaut en France (peut-être aussi dans les autres pays latins, je ne sais pas) c’est de cultiver une forme de dédain vis à vis de la technique.
Je me souviens que la plus part des élèves de mon école d’ingénieur aspiraient à une chose: s’éloigner le plus rapidement possible de la technique (une fois sorti de l’école).
Une bonne part d’entre eux souhaitaient tout bonnement ne plus avoir à coder quoi que ce soit. Et rêvaient d’une sorte de métier « pur conseil » ou les entreprises viendraient puiser dans leur immense savoir les grandes lignes de leurs futurs réalisations (la bonne blague).
Il y avait aussi ceux qui s’imaginaient « chef de projet » avec une vision de ce rôle caricaturale: je joue au petit chef et les larbins s’occupent de la réalisation…
Ce dédain vis à vis de la technique n’est pas propre à nos aspirants ingénieurs.
J’ai discuté à de nombreuses reprises avec des étudiants d’HEC ou ex-HEC à propos de leurs projets de création de business en ligne et à chaque fois la même rengaine: « on va faire faire le site par un gars », « on va faire sous-traiter le dev en Inde » etc.
Jamais, il ne leur vient à l’esprit qu’ils devraient intégrer un ingénieur débrouillard (et sachant développer) au cœur de leur projet (j’entends avec autant de parts qu’eux)
Un petit conseil pour eux: faites le !
La réalisation technique d’un site et ses mises à jours sont une part très importante de la réussite d’un projet web, il faut donc que la personne qui s’en occupe le fasse avec la même envie de réussir que vous !
Si vous n’êtes pas convaincu demandez à n’importe quel e-commerçant de vous raconter ses gallères liées à la technique.
Si en plus votre site est voué à être un service web, il n’est vraiment pas raisonnable de penser que la technique ne puisse pas être au cœur de votre stratégie.
La réalisation, la technique, le développement etc.. sont des métiers passionnants et malheureusement trop peu reconnus en France.
Ne nous étonnons pas de ne pas trouver assez de jeunes ingénieurs ou développeurs: c’est en dénigrant bêtement au quotidien ces métiers que nous nous sommes tiré une balle dans le pied.

Le médicament le plus consommé en France (et dans pas mal de pays)
14 juin 2008 - 11 commentaires
Je suis en train de lire un livre très intéressant qui m’a été gentillement offert par son auteur (Michel Hébert): « Raisonner Métis ».
Un des principes de la réflexion de l’auteur consiste à dire que nos entreprises doivent avoir en permanence le souci de l’ouverture d’esprit (de « métisser » ses points de vue)
Je vais donc essayer désormais de lancer des discussions sur des sujets qui ne sont pas du tout de mon domaine, par curiosité mais aussi pour ouvrir la discussion à des personnes qui ne se sentent pas forcément concernées pas les sujets habituellement traités sur ce blog.
Petit résumé issu de Wikipedia :
Le paracétamol est le médicament le plus prescrit en France – les trois médicaments les plus prescrits sont tous à base de paracétamol et totalisent plus de 260 millions de doses.
Il comporte en effet l’avantage de pouvoir être prescrit chez la majorité de la population et d’être dénué d’effets indésirables sérieux lorsqu’il est utilisé aux doses recommandées.
En cas de surdosage, le paracétamol est très toxique pour le foie et est chaque année la cause de nombreuses morts.
Ce qui est particulièrement bluffant c’est que la molécule du paracétamol date de 1983 il lui a donc suffit d’une vingtaine d’années pour balayer l’aspirine (précédent leader).
Le surdosage chez l’adulte n’est pas évident à atteindre car il se situe vers 10g (soit 20 cachetons de 500mg en 24h)
Par contre chez l’enfant 1g représente déjà une dose de cheval: D’où le conseil du pédiatre d’Héloïse « ne pas laisser trainer les boites de paracétamol et ne pas acheter de paracétamol à 1g par cachet, privilégier le 500mg » (si un gamin en avale un cachet ce sera toujours moins grave que par lot d’1g)
Et vous, combien de boites de paracétamol par an ?

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