Que le grand cirque commence !

17 octobre 2008 - 12 commentaires

Reçu dans ma boite mail ce matin.
Titre

7 Ways To Save Money During A Recession With xxx (free webinar)

Début du mail

Hi from xxx,

Times are tough. The recession is upon us, and your 2009 budget is dwindling by the day. It’s time to tighten the belt, and xxx can help.

Xxx can make your team more productive, letting you hit your numbers even if you have to conserve resources and cut staff.

Vous vous en doutez: la boite en question est américaine (j’ai l’impression que ce sont les plus réactifs en la matière).
Même si je trouve le discourt ultra opportuniste, ils ont raison sur un point: il faut dès maintenant mettre en œuvre une stratégie adaptée à un environnement économique dégradé.

Pour avoir discuté avec un certain nombre d’e-commerçants: les quelques jours de forte médiatisation de la crise financière ont littéralement vitrifié les actes d’achats .
Le mois d’octobre sera dont probablement très mauvais pour nombre d’entre eux.
La mauvaise nouvelle c’est que d’ici Noël le climat économique (et non plus uniquement financier) risque de fortement se dégrader.
La bonne nouvelle c’est qu’il y a toujours moyen de la jouer finement et de maximiser ses chances de faire partie des rescapés: ne nous voilons pas la face, un paquet de commerces vont rester sur le carreau.

Vous l’avez surement vu passer sur les blogs US, première réaction: « réduire la voilure ».
Autrement dit ils préconisent de licencier une partie de l’équipe.
Cette vision radicale me semble s’appliquer surtout aux « cash burner » qui ont embauché trop de monde trop vite (ce qui doit être tentant quand vous levez plusieurs millions).
A mon humble avis cela concerne moins les très petites structures.
Sauf si vous aviez des doutes concernant un recrutement un peu « bancal » (inadaptation de la personne et/ou du poste), dans ce cas il va falloir trouver rapidement un arrangement (situation difficile j’en conviens).

Petit (frugal) c’est bien, agile c’est mieux.
Dans un marché en expansion, même ceux qui ne sont pas très bons arrivent à récupérer quelques miettes du festin. Dans un marché en récession ce n’est plus jamais le cas.

Il va donc falloir faire (encore plus) preuve d’imagination pour faire tourner la boutique: optimisation de votre site, qualité du service clients, communication originale (et économique)

Tenir 18 mois
Un certain nombre de personnes du secteur estiment que le gros de la crise va durer 18 mois. Essayez donc dès à présent de voir comment tenir en attendant le retour des beaux jours.

Je pense même que certaines toutes petites boutiques devraient se mettre dans un mode de semi-hibernation: trouver un boulot à mi-temps et réduire le catalogue aux produits fondamentaux.
Ca peut sembler radical comme idée mais il vaut mieux hiberner pendant 18 mois que mourir brutalement dans 6 mois.

Une autre façon de tenir: trouver de l’argent.
Si vous êtes en France, sachez que OSEO vient de voir ses moyens décuplés pour aider justement les jeunes entreprises.
D’après ce que je sais, à Paris c’est un peu long mais ailleurs cela peut aller très vite (à tenter donc).

Pas de solutions miracles dans ce billet, j’en suis le premier désolé mais une compilation de ce que j’ai lu et entendu ces derniers jours.
Et vous, comment comptez-vous vous y prendre ?


En voilà une belle illustration bien rassurante ;)

Discussion:

  • Cédric dit :

    Mais quel optimisme mon ami François !

    Je pense qu’il est temps de se mettre à une langue étrangère pour passer la crise… Ceci afin de trouver de nouveau débouché.

    L’espagnol par exemple, enfin je dis cela, je dis rien d’accord ;o)

    Pourquoi pas un Hellotipi en Espagnol ?

    J’ai des méthodes dans ma boutiques

    mouahaouaouaaa ! (cri du cyber commerçant)

  • mrboo dit :

    Cédric> c’est malin maintenant POC & PAZ vont lire ton commentaire et le trouver super pertinent… le retour de la vengeance de la todo list de la mort :D

  • BeNoMad dit :

    Pour ma part j’hésite entre 2 scénarios :
    Plan A:
    1. Fermer les yeux
    2. Prendre une grosse bouffée d’oxygène
    3. Serrer les fesses
    4. attendre….. attendre…. attendre…

    Plan B:
    1. Prouver à mes gentils petits BA que j’ai un modèle qui ne craint pas la crise
    2. Chopper leur pognon
    3. Me barrer au Brésil… euh… continuer à faire prospérer mon truc en m’éloignant le plus possible de la Pubodépendance.

  • mrboo dit :

    BeNoMad> une simple remarque concernant le plan B: Même si tu dis ça sur le ton de l’humour je ne suis pas certain que ce soit le bon état d’esprit pour lever de l’argent.
    Argent et humour font rarement bon ménage, surtout quand l’argent n’est pas celui de la personne qui fait les blagues ;)

  • JM dit :

    Ce serait réducteur de limiter les effets de la crise qu’aux e-commerçants, surtout qu’il y a de beaux succès à ce niveau là malgré la crise (avec des modèles adaptés, déstockage par exemple) – et quand ça va mal pour des concurrents il y a toujours des oportunités d’être « encore là » et de marquer des points en matière de gain de clientèle.

    Pas mal d’entreprises « normales » vont être touchées par la baisse des budgets en domino, surtout tout ce qui est « flexible ». Je ne parle même pas des startup qui sont financées par des fonds qui doivent se séparer d’actifs non liquides et qui vont accélérer certaines transformations (je crains que l’on voit arriver de la pub « partout »).
    Sur le dernier point, Oseo, ce serait vraiment intéressant d’avoir des vrais retour d’expérience « récents ».

  • BeNoMad dit :

    MrBoo> évidement… le 2 et ma moitié du 3 était effectivement pour plaisanter! Cela dit, je pense que s’éloigner de la dépendance à la publicité est vraiment une bonne… bonne idée en ces temps « perturbés ».

  • Thierry dit :

    Tiens je sens que je vais me mettre au jardinage, moi ….

  • Thierry dit :

    (et reprendre le teasing)

  • Thierry dit :

    pour être sérieux, je ne sais pas trop comment interpréter cette crise, car d’un coté on a une forte baisse boursière, mais de l’autre une très forte volonté de soutenir les principaux moteurs économiques

  • Samy dit :

    C’est vrai qu’on a eu des semaines de blackout complet mais dans l’ensemble et après en avoir discuté avec quelques voisins ecommerçants, la crise ne se fait pas encore trop ressentir. Par contre, je pense effectivement qu’il va falloir adapter son offre et sa com à la morosité ambiante… Une période qui risque d’être agréablement dense en buzz créatif et ça c’est un point positif (yes j’en tient un !)

  • Oanisha dit :

    Tout à fait d’accord avec ton analyse. Je pense que les petits e-commerçant sont condamnés à faire preuve d’imagination en terme de communication, d’opération commerciale, de service client, …. bref il va falloir être encore plus créatif, encore meilleur et aller encore plus vite.

    Mettre l’activité en demi sommeil en prenant un boulot à côté est un ultime recours, mais pendant ce temps là, non seulement on a plus le temps de mettre en œuvre toutes les idées pour s’en sortir, mais surtout, les charges continuent de tomber !

  • ophise dit :

    Même pour les (toutes) petites entreprises non « e-commerce » il va y avoir des répercussions… Je te rejoins tout à fait sur le fait de devoir « changer de braquet » et, pour nous, rien n’est tabou : reprise d’activité complémentaire s’il le faut, diversification de la distribution, etc… L’essentiel est de tenir sur la durée (un an c’est chouette mais loin d’être assez) et, en réalité, ces adaptations nous les avions envisagées avant même la crise.

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